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Vivre vegan (partie 1) : agriculture, pisciculture, production de lait et impact environnemental.

giusi genduso

Hello les choux,

Comment allez-vous ? De mon côté tout va bien, je suis un peu fatiguée en ce moment, mais c’est parce que je travaille pas mal sur différents projets (et aussi parce que mon prof de sport me tue les fesses…aha).

Comme vous le savez, cela va bientôt faire un an que je suis devenue complètement végétalienne. Sur ma page Facebook et sur mon Instagram, il vous arrive de venir me poser des questions en message privé sur mon mode de vie, sur comment commencer et surtout comment avoir les informations nécessaires pour ne pas « mal » adopter ce mode de vie qualifié de « vegan ». J’ai donc décidé de vous répondre au mieux via des articles sous l’appellation « Vivre Vegan ». C’est l’occasion aussi de vous informer au mieux sur le sujet et puis aussi de vous en dire un peu plus sur mon expérience personnelle et mes premiers pas !

  • Vegan et végétalien :

Tout d’abord, je pense qu’une distinction est à faire concernant le terme « vegan ». Saviez-vous qu’il existe une différence entre une personne vegan et une personne végétalienne ? En effet, quelqu’un qui se dit végétalien, c’est tout simplement une personne qui a décidé de modifier son alimentation et de ne plus consommer d’aliments de source animalière. Enfin, une personne qui se qualifie de vegan est généralement une personne qui est évidemment végétalienne dans sa façon de se nourrir, mais qui prolonge cette idée dans son mode de vie tout entier, à savoir dans ses vêtements, ses chaussures, son maquillage, ses produits ménagers, etc. Cette personne vegan ne va donc plus utiliser de produits et d’aliments animaliers et donc cela concerne aussi tout produit testé sur les animaux, etc.

  • La cause animale :

Personnellement, je suis réellement touchée par la cause animale. Honnêtement, si vous saviez à quel point je souffre de voir un animal torturé ou abandonné. Je pleure dès que je suis témoin d’une scène horrible ou triste. Pour tout vous dire, il y a uneChien_labrador vidéo qui a fait le tour du net ces derniers jours, où l’on voit des vaches retrouver leur champ en plein air…et bien, j’en ai pleuré de bonheur tellement ça m’a touché ! Autre anecdote, il y a quelques mois, j’ai fait l’erreur de voir le film « Marley & moi »…plus jamais…j’ai tellement pleuré qu’au final je ne voyais même plus les images de mon écran. C’est con mais j’ai moi aussi un chien que j’ai sauvé de son refuge et qui était maltraité. Pour vous dire, quand il est venu à la maison, on voyait toute son ossature tellement il était maigre, il n’a pas aboyé pendant des mois (on pensait même qu’il était muet) et il était tellement traumatisé qu’il n’osait pas monter un escalier…! Comment peut-on infliger ça à un animal, un être vivant ?

chien_labradorRegardez pourtant sa bouille aujourd’hui 🙂
Malheureusement, mon chien aura des séquelles à vie de son traumatisme. Aujourd’hui encore, il est apeuré par la moindre pluie un peu forte, il est incapable de rester plus d’une heure seul, mais il aime inconditionnellement, et je sais qu’il aura eu une vie plus paisible que celle d’avant (my god mes larmes reviennent) !

  • L’antispécisme :

Bref, ma première conviction qui m’a donc fait opter pour le végétalisme c’est bien mon empathie pour la cause animale. Ensuite, de cette idée en a découlé une autre : l’antispécisme. L’antispécisme c’est le combat contre le spécisme, à savoir la discrimination basée sur l’espèce. Pourquoi traitons-nous notre chat ou notre chien différemment de la vache que nous mettons sans scrupule dans notre assiette ? Pourquoi établissons-nous une discrimination entre ces espèces ? Qu’est-ce qui justifie cette différence établie par l’homme entre ces animaux ? Evidemment, chacun ses convictions, et je suis d’accord que certains individus vegans vont loin dans leurs propos. Mais, encore une fois, je suis une personne qui a fait des choix, sur base de vraies croyances et convictions, mais qui ne « virera » jamais vers l’extrémisme du mouvement. Je ne jugerai jamais une personne parce qu’elle mange de la viande, je ne procèderai jamais à une discrimination entre mes proches parce qu’ils n’ont pas le même mode de vie que moi.

  • L’impact environnemental : les ressources naturelles et l’élevage

Au-delà de cette cause animale, je suis aussi fortement concerné par ma planète ! Quand je parle de l’impact environnemental de la consommation de viande à des personnes peu renseignées sur le sujet, ces dernières ne réalisent pas que pour le steak qu’elles ont dans leur assiette, il a fallu un nombre incroyable de ressources naturelles. Par exemple, pour produire 1 kilo de viande (ce qui n’est pas beaucoup), il faut 15 500 litres d’eau ! Alors que pour produire 1 kilo de pommes, il n’en faut que 700 litres…! Pour toujours produire 1 kilo de viande, il faut 7 kilos de céréales pour nourrir ces animaux. Pour produire encore 1 kilo de viande, il faut une surface de sol nécessaire de 323 mètres carrés, et pour 1 kilo de poisson, il en faut 207….alors que pour un kilo de légumes, il n’en faut que 6 mètres carrés !

Autres chiffres affolants, en général, il faut environ plus de 8000 litres d’eau pour produire la nourriture quotidienne d’un omnivore, contre moins de la moitié pour un végétalien !

Une autre question que l’on m’a souvent posé est : quels sont les impacts concrets sur l’environnement ? Je ne vais pas faire un trop long discours là-dessus mais je vais vous citer les principaux impacts très négatifs sur notre planète de la consommation de poisson et de viande :

  • Comme je l’ai mentionné, il y a tout d’abord un gaspillage de l’eau non négligeable comparé à l’alimentation végétalienne (pensons aussi à l’eau utilisée pour nettoyer les infrastructures, pour nourrir les animaux, etc).
  • La pisciculture et l’élevage sont les premiers facteurs de la pollution des eaux. En effet, ces pratiques amènent de grands polluants causés par les déchets animaux, les antibiotiques, les hormones, les produits chimiques, les engrais et les pesticides utilisés. En plus, un problème réel existe aujourd’hui, à savoir l’apparition massive d’algues vertes (parce que l’eau est trop chargée en nitrates, phosphore et autres nutriments dégueulasses) dans les eaux qui empêchent les êtres vivants aquatiques de vivre.
  • La pollution de l’air à cause de la pisciculture et de l’élevage intensif est réelle. Elles dégagent dans l’air de l’ammoniac rendant les eaux et surtout les terres très acides, ce qui les appauvrit de leurs nutriments…
  • L’élevage a un impact sur l’augmentation de l’agriculture de masse de soja et engendre la déforestation (l’élevage bovin est responsable à 80% de la destruction de la forêt amazonienne).
  • L’élevage de masse dégage un taux important de gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement climatique de la planète (qui est une réelle problématique)

Voici une illustration qui provient d’un rapport intitulé « Foodwatch » et qui est interpellant :

foodwatch

Enfin, une autre illustration montre l’espérance de vie non-naturelle et naturelle d’un animal, autant vous dire qu’il n’ y a juste pas de mots…

Capture d’écran 2016-04-26 à 14.23.13

Si après ces très brèves présentations chiffrées et illustrées vous n’êtes toujours pas choqués et interpellés par notre système alimentaire et notre impact environnemental via la consommation de viande et de poisson, voici un passage du film « Samsara » réalisé par Ron Fricke et qui fait sincèrement froid dans le dos. Il faut savoir que les images que vous allez voir représentent pour la plupart les normes standards imposées dans le milieu de l’élevage : https://vimeo.com/73234721

  • L’impact sur notre santé

Enfin, en plus d’être néfaste pour l’environnement, de bafouer les règles naturelles de vie des animaux, la consommation de viande et de poisson a également un effet peu désirable sur notre santé. Voici quelques chiffres et faits :

  • Consommer de la viande rouge régulièrement augmente de 29% les risques de cancer du côlon, du pancreas, des poumons, de l’estomac, de l’endomètre et de la prostate.
  • La consommation de viande transformée, à savoir la charcuterie et les produits dérivés de la viande, augmente les risques de cancer de 20%. Ils contiennent également des nitrites et des produits chimiques importants.
  • La consommation trop importante de fer héminique, à savoir le fer présent dans le sang animal, peut endommager l’ADN et engendrer l’apparition de cancer.
  • Enfin, saviez-vous que la consommation de viande rouge a été classée comme probablement cancérogène pour l’homme par le CIRC (le Centre International de Recherche sur le Cancer).
  • Le poisson dans tout ça ?

Enfin concernant le poisson, je pense que la prise de conscience est la moins forte…les gens ont encore le sentiment que le poisson ne représente pas de la viande, et pourtant il s’agit bien d’une chair animale…!

Tout d’abord, à l’heure actuelle, notre population consomme beaucoup plus de poissons qu’à l’époque. Nombreuses sont les études qui prouvent que la consommation de masse de poisson, engendre évidemment la pêche intensive de poissons et donc perturbe la biodiversité aquatique.

Le problème c’est que la population ne consomme pas de touts petits poissons des mers, non…elle a tendance à consommer les beaux prédateurs riches en Oméga 3 et donc, ce n’est pas étonnant si aujourd’hui, ces fameux prédateurs des mers sont en voie de disparition. Ces espèces qui disparaissent sont le thon et le thon rouge, le saumon, le bar, etc.

Le problème de la pêche intensive est que dans les filets se retrouvent de jeunes poissons qui n’ont pas atteint leur maturité et qui n’ont pas pu se reproduire. Généralement, les pêcheurs (je ne parle pas ici du petit pêcheur seul sur sa barque, mais bien de ceux qui travaillent pour la pêche de masse à des fins industrielles) ne se soucient pas de la vie de ces jeunes poissons, et il arrive donc que ces derniers meurent avant même d’avoir pu se reproduire et préserver un temps soit peu leur espèce. Saviez-vous que des études prédisent la dépopulation des mers pour 2048 ? Dingue quand même…

Quelques articles à lire concernant la consommation de la viande/de poisson :

  1. Cancérogénicité de la consommation de viande rouge et de viande transformée
  2. Manger autant de viande est une aberration pour l’environnement et la santé 
  3. Consommation de viande : 50% de l’impact environnemental 
  4. La consommation de viande augmente notre empreinte écologique
  5. L’impact de la viande sur les humains, les animaux et l’environnement
  6. Impacts de la pêche sur la biodiversité marine
  7. La biodiversité dans les filets de la pêche

Documentaires et films : 

  1. La face cachée de la viande
  2. Cowspiracy
  3. Love Meat Tender
  4. The Cove, la baie de la honte (Luc Besson)
  5. Food Inc.
  6. We Feed the World
  7. Dossier Viande
  8. Earthlings
  • Les produits laitiers

Enfin, une autre question revient souvent concernant la consommation de produits laitiers. Tout d’abord, je suis allergique au lactose, ce qui m’a poussé à ne plus consommer de produits laitiers. Cependant, il faut savoir que je n’ai jamais été fan de fromage, de lait ou même de yaourt. Cela a souvent été un supplice pour moi d’en consommer. Aujourd’hui, si on me proposerait de faire de la désensibilisation au lactose, je refuserai de manière catégorique car, je suis contre la consommation de produits laitiers. Les pratiques réelles utilisées sur les vaches font juste peur et honnêtement, ce n’est juste pas humain d’infliger cela à un animal.

Voici la réalité sur la production de lait aujourd’hui : 

Comme les humains, une vache produit du lait lorsqu’elle a donné naissance à son veau afin d’allaiter son petit. De ce fait, le lait de vache est  « un aliment » (avec la même utilité que le lait maternel) qui contient énormément d’hormones de croissance à destination du veau afin qu’il grandisse et qu’il se développe correctement. Vous vous rendez compte que des humains adultes consomment encore du lait de vache…contenant des hormones de croissance bovines…! Des études ont remarqué, par exemple, chez certains hommes qui consommaient du lait de vache au quotidien un développement de leur poitrine.

De plus, actuellement les vaches sont bourrées d’antibiotiques et consomment souvent (sauf pour les aliments issus d’agriculture bio) des aliments issus de l’agriculture utilisant des pesticides, et l’humain boit cela.

Bref, au-delà de l’aspect mauvais pour le corps humain, je vais vous expliquer comment se passe le cycle de vie et de fonctionnement d’une vache laitière !

Donc, une vache produit du lait lorsqu’elle a donné naissance à son veau. De ce fait, pour qu’une vache produise du lait, il faut qu’elle soit « enceinte »…c’est pourquoi, les vaches sont engrossées de force pour activer leur lactation. Si son veau est un mâle, pas de chance … une fois prêt à être abattu, son veau sera tué pour devenir un steak. Si c’est une femelle, elle vivra un peu plus longtemps et servira d’abord de vache laitière pour ensuite quand même finir à l’abattoir. Evidemment, une femelle stérile…c’est l’abattoir direct !

Généralement, une vache laitière tient 2 ans voire 2 ans et demi avant qu’elle soit complètement épuisée « physiquement » et qu’elle finisse par soit être stérile, soit ne plus être productive. En effet, à partir de 2 ans, la vache est inséminée artificiellement tous les 12 mois !!! A ce moment là, comme elle ne sert plus à la production de lait, elle sera conduite à l’abattoir ! Super hein comme vie…sachant qu’une vache vie naturellement entre 15-20 ans !

Enfin, il faut savoir que le veau est directement séparé de sa mère endéans les 24 heures après sa naissance et que cela inflige un réel traumatisme autant pour la mère que pour le veau. Il arrive souvent que des vaches défoncent des barrières et des clôtures pour retrouver leur veau. Si vous pensez ne pas participer à cela même en consommant une viande bio…cela est faux puisque le principe est le même. De plus, 40% de la viande vendue et consommée (bio ou non) provient de vache laitière…

Articles et documentaire sur le sujet :

  1. Manger des produits laitiers, tue les animaux
  2. La vie des vaches laitières
  3. La vie des veaux laitiers
  4. La face cachée du lait
  • Et les oeufs ?

 Ah…si vous saviez la torture que les poules vivent. En fait, la cruauté envers les vaches laitières est quasi pareille pour les poules pondeuses. Lorsqu’une poule a pondu, si son poussin est un mâle, il sera automatiquement gazé ou broyé ( et non…les poulets élevés à destination de vos assiettes ne sont pas les poussins mâles devenus grands, ils proviennent d’une souche différente de gallinacé). Si le poussin est une femelle, elle est arrachée à sa mère et placée en cage dans le but de pondre à son tour. Saviez-vous que 70% des poules pondeuses sont enfermées dans des cages ?

La durée de vie d’une poule est d’un an car elle se retrouve également épuisée par le rythme de ponte (une poule pond environ 300 oeufs par an), généralement, son destin se termine à l’abattoir. Un an…alors qu’une poule vie naturellement 8 ans !

Articles et documentaires utiles :

  1. La vie des poules pondeuses
  2. Le poulet de la batterie

AVERTISSEMENT :

Certains des documentaires proposés montrent des images choquantes, que je n’ai pas pu regarder tellement j’avais envie de vomir. Cependant, c’est ça la grande réalité du système de l’élevage et de l’abattage. Je tenais à vous prévenir surtout pour les âmes sensibles, certaines images sont choquantes.

Enfin, je ne sais pas vous mais après la rédaction de cet article, je n’ai qu’une seule envie c’est de m’opposer encore plus à ce système de production. Je n’ai qu’une seule envie c’est de contribuer au cycle de vie naturelle de ces animaux.

Je ne suis évidemment pas une professionnelle du milieu, mais je m’informe pour ne pas agir sans savoir. Aujourd’hui, je suis végétalienne à tendance vegan. En effet, j’utilise à présent des cosmétiques certifiés vegan et cruelty free. J’évite également de porter des vêtements et accessoires en cuir. Après, d’autres préoccupations sont aussi en cause comme la traite d’enfants démunis pour coudre nos t-shirts, mais chaque jour un peu plus, j’essaye d’évoluer vers un mode de vie qui me correspond, qui est miens et qui surtout me fait avancer et vivre l’esprit serein !

A venir :

« Vivre vegan (partie 2) : l’alimentation végétalienne, un mode de vie viable ? »

Bioux les choux !

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9 thoughts on “Vivre vegan (partie 1) : agriculture, pisciculture, production de lait et impact environnemental.”

    1. Honnêtement, c’est tout à fait normal d’y aller progressivement. Notre système alimentaire a été conditionné, nous avons été conditionnés. Je vis avec un végétarien, et je trouve que déjà être végétarien est un beau geste pour les animaux et notre planète. Baby steps comme on dit héhé 😉

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