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Vivre Vegan #3 : la question du miel.

miel-vegan

Hello les choux,

Comment allez-vous today ? Pour ma part, je vais toujours aussi bien 🙂 J’ai enfin repris le sport mais toujours en mode éclopée de service ! Je reprends mon activité en faisant du vélo et en travaillant le haut du corps (bras, adbos,…). Du coup, le moral va beaucoup mieux, je commençais vraiment à devenir folle tellement la salle me manquait !

Aujourd’hui, je reviens avec mon article retravaillé sur le miel. Pourquoi retravaillé ? Tout simplement parce que certains d’entre vous avaient soulevé certaines anomalies dans les informations que j’avais récolté et lu. Du coup, comme je n’aime pas véhiculer de l’information « bof », j’ai préféré mettre mon article en « stand-by » histoire d’éviter toute polémique, et surtout afin de le retravailler comme il se devait. Après, je ne suis pas une experte en la matière, je ne suis pas apicultrice, je ne connais pas toutes les pratiques dans ce milieu. J’essaye vraiment de me renseigner au mieux, et parfois c’est évidemment possible de passer à côté d’informations essentielles. Enfin, mon but est de vous renseigner comme je me renseigne sur différents sujets et non pas de juger tel métier, telle pratique ou autre. Encore une fois, sur le blog c’est que du plaisir. Et surtout, personne n’est parfait, ce n’est pas parce que je suis blogueuse que je dois être parfaite et ne pas avoir droit à l’erreur (merci !).

Personnellement, le miel est l’aliment dont j’ai eu le plus de mal à supprimer de mon alimentation. Je pense que c’était lié à deux choses : l’habitude d’en mettre dans mon thé et le besoin de remplacer le sucre. Parfois, c’était même sans me rendre compte que je prenais le pot de miel pour mettre une cuillère dans mon thé ! C’est uniquement après deux gorgées que je réalisais que je consommais du miel.

Honnêtement, je consomme encore du miel de manière occasionnelle et particulièrement quand je suis malade par exemple. Si j’en consomme, il s’agira uniquement d’un miel produit très très localement et donc pas issu de l’apiculture industrielle. Pour moi, le risque de « souffrance » des abeilles est moins présent lorsqu’il s’agit d’un miel réalisé à petite échelle.

Tout d’abord, il faudrait réaliser une dichotomie et donc une différence entre deux types de production de miel : il y a l’apiculture industrielle et l’apiculture locale, bio. Aujourd’hui, je vais bien évidemment parler des dérives possibles présentes au sein de l’apiculture industrielle à grande échelle. De ce fait, je ne mets absolument pas tous les apiculteurs dans le même panier, ne soyons pas fous non plus !

  • Des pots de miel industriel peu transparents au niveau de leur composition :

question du miel

Premièrement, dans le cas de la production industrielle, il arrive de lire sur les étiquettes la mention « mélange de miels originaires et non originaires de la CE ». Apparement, le miel importé proviendrait généralement « d’Espagne et d’Europe de l’Est pour ce qui concerne l’Union Européenne et d’Amérique Latine et la Chine pour le reste du Monde ». De plus, il est assez difficile de savoir ce que contient vraiment le miel provenant, par exemple, de Chine puisque la législation (en France) n’obligerait pas de préciser le contenu d’un pot de miel. Saviez-vous qu’avec « 300.000 tonnes produites par an, la Chine est aujourd’hui le premier producteur de miel au monde » !

Ensuite, dans le cas toujours de la production industrielle (attention hein!), il arrive qu’en réalité le miel soit coupé avec un sirop sucré industriel. Autre pratique, certains producteurs industriels couperaient différents miels entre eux. Cette pratique serait interdite en Europe, mais bien pratiquée dans d’autres pays comme la Chine par exemple. De ce fait, les contrôles de qualité de ces miels ne sont pas évidents.

Puis, il s’avère aussi que dans la production industrielle de miel, la qualité s’en trouverait altérée puisque « les températures sont souvent plus élevées (que lors de productions locales), ce qui dénature le nectar ».

De plus, les apiculteurs qui travaillent pour un groupement, donc un groupe de plusieurs apiculteurs, auraient tendance à mélanger des miels qui ne sont pas de l’année en question.

La plupart des miels considérés comme douteux au niveau de la composition seraient les miels évidemment pas chers et souvent disponibles en supermarchés. Histoire d’être prudent, il faut donc privilégier les circuits courts !

>> Video sur les miels de nos supermarchés

Aujourd’hui, on remarque une augmentation des importations de miels contre une diminution de la production locale, et ce parce que ces productions locales sont diminuées de force à cause de la disparition des colonies d’abeilles liée, entre autre, aux conséquences des insecticides. Ce phénomène de disparition est connu sous le nom de « syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ». Ce syndrome soulève un problème important : la mortalité anormale et récurrente de colonies d’abeilles, surtout en France et en Europe.

  • Disparition des abeilles : des causes réellement multiples 

pesticidesJe crois qu’on est tous conscients pour dire que les abeilles sont en voie de disparition ! Les causes de cette disparition sont multiples. En effet, on peut citer l’usage des pesticides : « les pesticides utilisés, notamment sur le colza et le tournesol, sont ‘la principale cause’ des pertes des colonies d’abeilles ‘intoxiquées' ». Les pesticides auraient aussi tendance à désorienter les abeilles, ce qui leur poserait problème pour par exemple retrouver leurs ruches.

PollutionLes produits chimiques entrent en ligne de compte, la pollution, les traitements chimiques des maladies qui détruisent le système immunitaire des abeilles. Ensuite, pour réduire l’agressivité des abeilles, certains couperaient encore les ailes des reines. Il me semble qu’on appelle cela le clippage, mais a priori cette technique se ferait très rare actuellement et serait interdite dans l’apiculture biologique par exemple. De plus, le clippage serait plus utilisé dans le but d’éviter l’essaimage (lorsque la reine d’une ruche décide de partir avec une partie des abeilles ouvrières pour créer une autre colonie).

A côté de cela, il y aussi le fait que les abeilles agressives gêneraient les apiculteurs industriels dans leur travail de collecte du miel. De ce fait, il existe une tendance à réaliser des sélections de lignées qualifiées de moins agressives. Seulement voilà, les abeilles moins agressives produisent moins de miel, contre celles agressives qui sont parfois supprimées. Je cite une phrase d’un article que j’ai lu (source plus-bas) : « la recherche d’un accroissement de productivité des abeilles dites douces est opérée par croisements afin d’obtenir des lignées plus dociles appelées races domestiques ». Ici, cette sélection de variétés d’abeilles reste tout de même naturelle, et cette pratique de sélection finalement ne diffèrerait pas de celles utilisées dans le choix d’un agriculteur de faire pousser telle ou telle variété de pommes.

Pour arriver à obtenir des lignées plus dociles d’abeilles, certains procèdent aussi à inséminer artificiellement les reines. Le sperme du mal est obtenu en « pressant son abdomen afin d’obtenir une éjaculation complète. La reine, quant à elle, est anesthésiée et maintenue dans un tube de verre d’où dépasse l’extrémité de son abdomen, dont l’orifice génital est gardé ouvert par des écarteurs ».

Il existe encore et surement d’autres sujets à lire en détails (j’anticipe avant le jet de pierre aha), mais je pense avoir mentionné l’essentiel en ce qui concerne les dérives possibles dans la grande industrie du miel. Personnellement, j’ai arrêté de consommer du miel car j’ai enfin trouvé le substitut qui me convient : le sirop de riz. Je trouve sa texture proche du miel et son goût est encore assez neutre.

Je vous propose un avis supplémentaire, d’Eva, une apicultrice locale et passionnée (et ma super belle-soeur par la même occasion ahaha) : « Pour moi, un des points importants et néfastes de l’apiculture industrielle, c’est la transhumance. Cela se fait par exemple pour les amandiers en Californie. Ces déplacements de ruches perturbent les abeilles. Et le fait qu’elles ne butinent les fleurs que d’une seule espèce peut contribuer à des carences nutritionnelles. De manière générale, c’est certain que les grands producteurs sont beaucoup moins respectueux de l’animal ! Pour eux, c’est le rendement avant tout. Beaucoup de petits apiculteurs font ça par amour de la nature. Se former en apiculture, c’est faire beaucoup plus attention à son environnement, c’est décider de planter tel arbre plutôt qu’un autre car il sera plus mellifère, c’est vouloir préserver la biodiversité et bannir les mono-cultures, utiliser des produits de nettoyage moins nocifs pour le sol, etc ».

  • Le miel : oui ou non ? 

miel

Pour moi et tout simplement par rapport à mes convictions végétaliennes, je n’en consomme plus au quotidien. Par contre, j’ai toujours aimé le miel (à l’inverse d’autres produits animaliers comme les oeufs ou les produits laitiers) et y a rien à faire quand je suis malade, j’aime prendre du miel dans mon thé. Je pense qu’il faut être honnête et reconnaître que le miel possède des vertus non discutables. Du coup, quand je suis malade, j’en consomme, mais uniquement un miel très local et de circuit court (généralement celui produit par mon frère et ma belle-soeur) où je n’ai aucune crainte concernant sa qualité.

En plus, je suis consciente de la diminution des abeilles aujourd’hui et surtout du métier d’apiculteur qui se fait aussi plus rare. Je n’oublie pas que les apiculteurs (les vrais pas les industriels aha) sont généralement de vrais passionnés pour qui fournir un miel de qualité est une priorité extrême, ainsi que le bien-être de leurs abeilles.

Parler de souffrance animale concernant les abeilles est, je pense, après révision de mes sources, quasi uniquement valable pour les grosses productions industrielles de miel comme citées plus haut.

Pour les non-végétaliens et amateurs de miel, je vous conseille donc d’opter pour un miel produit par un apiculteur passionné près de chez vous. Cela permet donc de favoriser les circuits courts.

Sources utilisés :

Images provenant de pixabay.com

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4 thoughts on “Vivre Vegan #3 : la question du miel.”

  1. Cet article est très intéressant, je ne pensais pas que l’Homme puisse en arriver là ! J’ai appris quelque chose aujourd’hui 😉
    J’ai lu que tu avais repris le sport, je t’invite à aller voir mon dernier article sur le livre Erwann Monthéour ( coach sportif et chroniqueur à la télé) je suis sûre qu’il t’aidera dans ta reprise en main ! En tout cas moi, il m’a appris pleins de choses !

  2. Merci pour cet article, vraiment intéressant ! Je ne consomme pas de miel industriel à cause de sa qualité douteuse mais j’étais loin de me douter de ces inséminations et autres recours….c’est aberrant…

    1. Avec plaisir, je me suis donné à fond pour justement ne pas mettre tous les apiculteurs dans le même panier et surtout de transmettre les informations de la façon la plus correcte possible. Il faut clairement éviter le miel industriel et se pencher, pour ceux qui consomme du miel, vers des apiculteurs très locaux et donc mettre en avant les circuits courts 🙂 🙂

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